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Année A  
30 décembre 2016

Sainte Marie, Mère de Dieu

Commentaire de l’évangile du dimanche 1er janvier

En ce temps de Noël, nos traditionnelles crèches nous invitent à rester dans la contemplation du mystère de la Nativité. En contemplant et en adorant dans l’enfant de Bethléem le Fils de Dieu fait homme, nous reconnaissons que Marie est la Mère de Dieu. La fête de Marie, Mère de Dieu a peut-être de quoi surprendre. Dieu aurait-il une mère ? Aurait-il de ce faite une origine ? Ce sont les pères du concile d’Éphèse (432) qui attribuent officiellement le titre de « Marie, Mère de Dieu », à la mère de Jésus. Ce titre vise à dire quelque chose du Christ à l’ensemble des communautés chrétiennes : l’enfant que Marie met au monde est Dieu, Fils de Dieu. Sa nature humaine et sa nature divine ne sont pas juxtaposées ; elles sont unies. Les paroles et les actes de l’homme Jésus sont divins. « Dieu a envoyé son Fils » (deuxième lecture) et notre foi nous le dit, Jésus, né de Marie, est Dieu et rejoint notre expérience humaine, manifestant ainsi qu’il marche sur nos chemins. Avec Jésus Dieu revêt un visage, il porte un nom et ses paroles sont la parole de Dieu.

En ce temps-là, les bergers se hâtèrent d’aller à Bethléem, et ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans une mangeoire. Après avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant. Luc 2, 16)

Méprisés par le reste des hommes, les bergers après avoir reçu le message des anges, (Luc 2,9-14) font une confiance absolue à ce qui leur a été raconté. Dès que les anges sont partis, (Luc 2,15) ils se hâtent d’aller voir ce que le Seigneur leur a fait connaître. Les bergers ne se rendent pas à Bethléem pour voir si ce qu’on leur a dit est vrai, pour vérifier si le signe qui leur a été donné est bien avéré ; ils y vont pour « voir ce fait qui est advenu ». Leur confiance n’est pas déçue, puisqu’ils trouvent exactement ce qui leur a été promis (Luc 2,16). La foi des bergers rencontre celle de Marie : les « faits » qu’elle voit avec la visite qu’ils lui rendent, les « paroles » qu’elle entend de leur bouche, elle se garde de les oublier. Elle les « médite dans son cœur » comme on conserve la parole même de Dieu. Les bergers sont les seuls « anges » qui apparaissent à Joseph et à Marie. Ce que la mère de l’enfant garde et médite dans son cœur (Luc 2,19) c’est le récit de ce qui leur est arrivé.

Après avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant. Et tous ceux qui entendirent s’étonnaient de ce que racontaient les bergers. Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur. Les bergers repartirent ; ils glorifiaient et louaient Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu, selon ce qui leur avait été annoncé. (Luc 2,17-20)

Les bergers « après avoir vu » racontèrent (Luc 2,17) ce que les anges leurs « avaient annoncé. Les paroles venues du plus haut des cieux par l’entremise des anges sont reprises par les bergers qui les transmettent à « tous ». (Luc 2,18) Et quand les bergers repartirent, ils font aussi ce qu’avaient fait « la multitude de l’armée céleste », ils « glorifient et louent Dieu », (Luc 2,20) pour ce dont ils ont été témoins et pour avoir été choisis parmi tous sur la terre comme premiers messagers de la bonne nouvelle.

Dans la scène de la Nativité, Marie n’entend ni l’annonce de l’ange, ni le chœur de l’armée céleste. La grandeur de Marie, Mère du sauveur qui est Christ Seigneur est certainement d’avoir donné son propre corps pour donner corps à celui qui se fera notre pain de vie. La gloire de Marie, c’est d’avoir tout simplement accepté d’être Mère de Dieu, d’avoir su se mettre toute entière, humblement, au service de l’accomplissement du projet de salut de Dieu : elle n’est pas le centre du projet ; le centre du projet c’est Jésus, celui dont le nom signifie « Dieu sauve ».

Quand fut arrivé le huitième jour, celui de la circoncision, l’enfant reçut le nom de Jésus, le nom que l’ange lui avait donné avant la conception. (Luc 2,21)

Huit jours après sa naissance, l’enfant est circoncis selon les prescriptions de la Loi. Gn17, 23) L’enfant est appelé « Jésus » selon la parole de l’ange Gabriel au moment de l’Annonciation (Luc 2,21 ; 1,31). Comme tout fils aîné, Jésus doit être « consacré » au Seigneur. (Luc 2,23) L’enfant porte donc pour ainsi dire deux noms qui indiquent son identité et sa mission. Le nom « Jésus » signifie « Dieu sauve » et « consacré au Seigneur » signifie « Saint », comme l’ange l’avait déjà annoncé à Marie : « Celui qui naîtra Saint sera appelé Fils de Dieu ». (Luc 1,35) En ce premier jour de la nouvelle année, demandons à Marie de nous apprendre à méditer et à garder la parole de Dieu dans nos cœurs et dans nos vies. L’évangile ne se comprend que s’il est gardé et médité dans notre cœur. Alors nous pouvons, comme les bergers, louer et glorifier Dieu pour ses merveilles.

 
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