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Konscht a Kultur . Art et culture  
21 mars 2016

Splendeur et mystère des icônes

Claudette Zeimes nous ouvre les portes de son atelier / Ouverture de la galerie le 1er avril 2016 à Huncherange

C’est en 2005 que débute la passion de Claudette Zeimes pour les icônes, grâce à un cours à l’ErwuesseBildung. Onze ans sont passés entretemps et l’iconographie est devenue à la fois son métier (réalisation d’icônes - 480 déjà ! -, conférences et cours) et une manière originale d’exprimer sa foi.

Débuts en iconographie

Il faut de la patience pour devenir un iconographe accompli : Claudette Zeimes a suivi des cours auprès de maîtres tels que Maria-Theresia von Fürstenberg, Gianluca Busi ou Leo Pfisterer qui lui ont fait découvrir différentes techniques, en particulier les techniques russe et grecque. Elle continue de se perfectionner par la littérature, mais aussi sur Internet et Facebook, en échangeant idées et dessins avec d’autres artistes.

Car l’iconographie (du grec ancien εικόνα : image et graphein : graver , écrire, peindre) a une longue histoire : les premières icônes semblent remonter au 1er siècle après Jésus-Christ, au temps de l’Égypte romaine, dans un ensemble de portraits funéraires peints appelés les « portraits du Fayoum », retrouvés sur des visages de momies. Les précieuses icônes du Monastère de Ste Catherine dans le désert du Sinaï, dont celle du Christ pantocrator, datent elles du 6e siècle après Jésus-Christ et ont été réalisées avec la technique de l’encaustique (pigments et cire chaude).

Patience et savoir-faire

Traçage de la double auréole du Christ

L’iconographie est soumise à une codification complexe, mise en œuvre suite à la période iconoclaste de l’histoire byzantine (723 – 843 ap. J.-C.).
Ainsi l’iconographe réécrit toujours des œuvres précédentes, sans les signer, afin de recopier fidèlement les Écritures. La disposition des éléments est soumise à des règles précises concernant les pigments et la colle toujours d’origine naturelle, le liant (jaune d’œuf et eau de source), sans oublier la très importante symbolique des couleurs (rouge pour la royauté, vert pour la lumière de l’au-delà et la résurrection, bleu pour l’origine terrestre, l’or pour la lumière intérieure qui irradie).

Colle de peau de lapin
Feuille d’or à presque 24 carats

Rien n’est laissé au hasard comme la double auréole pour le Christ, deux traits pour sa double nature terrestre et divine. Ailleurs on retrouve un trait car il n’existe qu’un seul Dieu, ou les trois étoiles symbolisant la virginité de Marie avant, pendant et après la naissance du Christ…

Chaque détail compte également dans la préparation de la plaque le plus souvent en bois (y est posé un tissu en lin recouvert de 8 à 12 couches de colle et de craie - « gesso » - poncé ensuite), puis l’application décalquée du modèle puis les environ 20 couches transparentes de peinture commençant par la plus sombre (à l’image de l’homme fait d’argile selon le Livre de la Genèse) allant à la plus claire, qui donnent la forme, telles un chemin progressif vers la Lumière et la sainteté.

Un face-à-face avec l’au-delà

St Luc, premier des iconographes

L’écriture d’une icône est déjà en soi une prière, de préférence dans le silence et la solitude : l’iconographe est comme un pinceau dans la main de Dieu.
La stylisation des traits, des plis des vêtements, la sérénité de l’expression, neutre, bi-dimensionnelle, le regard toujours en face (sauf pour les personnages déjà détournés vers le Mal) crée à la fois une distance, une réserve mais aussi un face-à-face avec le divin. Car, loin d’être un simple objet de décoration, il ne suffit pas de regarder une icône, il faut aussi se laisser regarder par elle…

Claudette Zeimes vous accueille depuis le 1er avril 2016 dans son atelier, 10 rue de l’Église à Huncherange et répond avec grand plaisir à vos questions.
Tél. : (+352) 51 71 49
Courriel : zeimesclaudette gmail.com


PNG 2.3 Mo, 21 mars 2016
 
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