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Très connu en ligne, le père Gaspard Craplet était au Luxembourg, en chair et en os !

Près de quatre-vingts jeunes sont venus à sa rencontre pour parler des défis de la liberté pour aimer en vérité.

Parler d’amour avec le père Gaspard Craplet, c’est adopter une vision adulte, mûre, réaliste, exigeante et surtout magnifique ! Ceux qui le suivent sur FaceBookInstagram, YouTube ou Tiktok, ou qui participent à ses camps en montagne le savent bien. Aux jeunes venus de tout le pays, réunis ce jeudi soir au home du Sacré-Cœur, celui qui est « marié depuis vingt ans » (comprendre qu’il a été ordonné il y a vingt ans) n’a pas dit autre chose. Au cœur de ses propos, la notion de liberté. Liberté extérieure, liberté intérieure. « Si on veut bien connaître quelqu’un, explique-t-il, il faut le voir en relations avec d’autres. » La pire méthode ? Partir en vacances (ou même en pèlerinage !) en tête-à-tête. La meilleure ? Passer du temps entre amis, en groupe, en se comportant de sorte que personne ne remarque une éventuelle relation. « Il faut construire sur la liberté, insiste le père Gaspard, construire sur du solide. »

Bien sûr la question des gestes se pose rapidement, et le prêtre, qui fait partie d’une fraternité Saint Jean Marie Vianney, ne l’élude pas. « Quand un geste a été posé on ne peut pas le reprendre » remarque-t-il. Un baiser donné ne peut pas être repris. Puis, avec humour, il prend la comparaison de la luge : plus la piste est damée, plus on va vite et plus on va loin. Comprendre : un geste en entraîne un autre plus rapidement qu’on ne le croit, voire qu’on ne le souhaite. Or, « un geste qui n’est pas adapté au moment où l’on en est dans la relation va blesser l’autre. » La prudence est de rigueur si l’on veut devenir un adulte qui maîtrise sa sexualité. « Le langage du corps est très fort, il est adapté au mariage. Avant, il faut affiner la relation, apprendre à communiquer. »

Après la conférence, les questions des jeunes sont nombreuses. On sent dans la salle une grande concentration que les anecdotes du père Gaspard détendent régulièrement. Ses messages passent auprès de son auditoire qui a visiblement soif d’exigence. « Y-a-t-il une seule personne pour chacun d’entre nous ? » - « Non ! Et c’est pourquoi il faut prendre le temps de construire sur du solide. » C’est ainsi que nous parviendrons, comme le pape Léon nous le demande dans son encyclique Magnifica humanitas, à bâtir la « civilisation de l’amour » évoquée pour la première fois par Paul VI : « La civilisation de l’amour n’est pas une utopie naïve, mais un projet exigeant. Elle consiste à (…) considérer l’autre comme un allié nécessaire à la construction du bien commun. »
Les jeunes présents ce jeudi soir semblent l’avoir bien compris.

Le père Gaspard Craplet a écrit un livre, Libres, pour aimer en vérité, publié aux éditions Artège et disponible au Luxembourg à la librairie Allegria. Un jeune nous a confié à l'issue de la conférence que c'est après avoir commencé à le suivre sur les réseaux sociaux qu'il s'est décidé à préparer son baptême.

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