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Construire la paix en Europe, quel rôle pour la doctrine sociale de l'Église ?

La journée d’étude de la fondation pontificale Centesimus Annus Pro-Pontifice à la LSRS a réuni des experts venus de toute l'Europe.

Comme le rappelle régulièrement le cardinal Jean-Claude Hollerich, archevêque de Luxembourg, « la messe est le moment le plus important de notre journée ». C’est donc tout naturellement par la messe qu’a commencé le séminaire co-organisé par le chapitre luxembourgeois de la Fondation Centesimus Annus Pro Pontifice (FCAPP), le secrétariat général de cette même Fondation et la Commission des Conférences épiscopales de l'Union européenne (COMECE) en partenariat avec la Luxembourg School of Religion & Society (LSRS), ce vendredi 23 janvier 2026. En ouvrant la célébration, en présence de la plupart des participants au séminaire, Mgr Hollerich a précisé : « C’est le moment de tout mettre en direction du Seigneur Jésus-Christ, toutes nos pensées et toutes nos réflexions. » Une recommandation fondamentale alors que intellectuels, entrepreneurs et politiques devaient réfléchir au thème « Construire la paix en Europe : Quel rôle pour la pensée sociale catholique et les valeurs universelles ? »

La Luxembourg School of Religion & Society relevait ici pleinement son défi de créer des espaces de rencontre entre chercheurs de différentes disciplines, origines et convictions et de rassembler des personnes de tous bords politique, religieux, social ou professionnel. Le Luxembourg, avec 170 nationalités et une population composée à 47 % de résidents étrangers, offrait un cadre particulièrement adapté à cette réflexion, en tant que modèle de dialogue et de solidarité.

Répondre à l'appel du pape Léon XIV

Au début du nouveau pontificat du pape Léon XIV, qui a dès le départ mis l'accent sur la paix et la doctrine sociale de l’Église, la Fondation Centesimus Annus Pro Pontifice (FCAPP) souhaitait apporter sa contribution en mobilisant ses ressources intellectuelles et relationnelles, en mettant particulièrement l'accent sur les dimensions sociales, économiques et politiques de la consolidation de la paix et de la réconciliation. Comme l’ont expliqué les organisateurs : « La véritable consolidation de la paix va au-delà des institutions et des politiques : elle exige une transformation tant personnelle que collective. Les conflits découlent souvent de l'orgueil, de la polarisation et de la conviction de détenir la vérité absolue, autant d'obstacles à la réconciliation. La doctrine sociale catholique, en revanche, encourage l'humilité, le discernement et l'ouverture au bien commun, soulignant que la paix durable doit être librement choisie et non imposée. »

L'objectif spécifique du séminaire était d'identifier le rôle que la doctrine sociale de l'Église et le monde catholique peuvent jouer dans la promotion des principes éthiques et des valeurs universelles qui doivent sous-tendre la coexistence pacifique. Sessions plénières ou organisées en parallèle se sont succédé tout au long de la journée, permettant à des intervenants exceptionnels d’échanger leurs points de vue et de partager leurs expériences. Le programme que vous pouvez télécharger au bas de cette page vous donnera un aperçu des compétences réunies.

Des jeunes impliqués

Quelques points à retenir, qui donnent le ton de l’événement. D’abord l’intervention de Halyna Yanchenko, députée du Parlement ukrainien, secrétaire du Conseil national d’investissement de l’Ukraine, arrivée de Kiev le matin même pour que l’on n’oublie pas son pays. Puis les larmes du père Oleh Zymak, prêtre de l’Église grecque catholique d’Ukraine, quand il parle des souffrances de son peuple et qu’il remercie. « Merci pour l’intérêt et pour l’aide concrète que vous nous apportez. Cela maintient notre espérance. Merci d’être de vrais frères et sœurs en Christ. »

Signe positif pour l’avenir, un certain nombre de jeunes gens étaient présents, parmi lesquels Baudouin de Hemptinne, 29 ans, Economist au Belgium’s Federal Planning Bureau. Intervenant dans une session parallèle, il a expliqué à quel point les racines théologiques, philosophiques, anthropologiques, manquent aux étudiants qui sortent pourtant des meilleures écoles de sciences politiques. « Nous sommes formés à être des exécutants, des administrateurs, pas pour imaginer les politiques de demain, a-t-il regretté. Si nous voulons pouvoir reconstruire la confiance, nous devons réfléchir à qui nous sommes et à ce que nous voulons défendre. » Prenant le taureau par les cornes, le jeune homme a mis sur pied un séminaire qui permet à de jeunes politiques de se former sur ces sujets essentiels.

Enfin, la figure du vénérable Robert Schuman, père de l’Europe a été évoquée à de nombreuses reprises, modèle du catholique engagé pour les autres et de la combinaison du réalisme et de l’idéalisme chrétien. Comme l’a souligné Mgr Hollerich lors de la méditation de clôture, nous devons être là pour les autres. « Un chrétien n’est pas un fidèle uniquement dans le privé, il s’engage pour le bien-être et le bonheur des autres. Soyons des acteurs du changement ! »

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